Baie de Somme – 17 juin 2108

Nous partons du camping à Saint-Valery-sur-Somme pour parcourir la baie de Somme et observer les phoques.

Petit souci découvert la veille qui pourrait perturber nos plans : c’est aujourd’hui la 30ème édition de la Transbaie pendant laquelle 6 500 coureurs sont attendus à Saint-Valery-sur-Somme pour traverser la baie à marée basse dans le sable jusqu’à Le Crotoy et revenir. 25 000 spectateurs sont attendus également… Au final, nous avons atteint le parking au bord de la baie assez facilement. Au loin, une file ininterrompue de coureurs se dirige vers Le Crotoy.

Embarquement sur la plage un peu boueuse, alors que la marée s’est déjà inversée au Cayeux. Nous allons profiter du courant de la Somme pendant la marée basse, aller au bout de la baie et revenir avec le courant de la marée montante. Mais il y a du vent !

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Nous naviguons avec vent de face ou au près. Quelques petites vagues pyramidales et curieux mouvements d’eau tourbillonnants rendent la progression pénible, surtout pour le canoë qui prend le vent et Baptiste en kayak rodéo qui a du mal à avancer.

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Rapidement, nous observons nos premiers phoques allongés sur la berge ou dans l’eau. Il y a deux espèces de phoques dans la baie de Somme : les phoques communs ou veaux marins et les phoques gris, deux fois plus gros. Le principal danger pour ces espèces est le dérangement. Les approcher de trop près est une source de stress et de fatigue, les perturbant dans la régulation de leur température corporelle ou dans leur recherche de nourriture. Une femelle dérangée peut également abandonner son petit non sevré qui mourra. Pour cette raison, il est interdit sous peine d’amende de les approcher à moins de 300 mètres quand ils se reposent sur des bancs de sable ou dans l’estuaire.

C’est magique de pouvoir naviguer parmi les phoques dont les têtes surgissent régulièrement. Le jeu est de deviner où un phoque va réapparaître à la surface. Maryse et Sébastien devant aperçoivent un énorme phoque gris bien plus gros que les autres (les phoques gris mâles atteignent jusqu’à 3,30 m et 170 kg).

Toujours du vent ! Pierre s’épuise dans le canoë et préfère le remorquer depuis un banc de sable ou le pousser dans l’eau peu profonde pour avancer. Gilles le relaie un peu plus loin. Après avoir remonté le chenal, nous retrouvons Hélène, Livier et Aurélien – restés à terre – sur la plage de galets un peu avant la pointe du Hourdel.

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Pique-nique convivial sur les galets. C’est marée montante : les bouées du chenal sont couchées horizontalement par le courant puissant et quelques kayakistes passent à vive allure. Soudain en fin de repas nous apercevons le mascaret : la vague provoquée par l’onde de la marée montante qui remonte l’estuaire lors des grandes marées. Vite ! Nous laissons les affaires à Hélène et Livier et fonçons pour embarquer.

Les vagues dans le courant principal sont assez hautes, ça secoue ! Seuls Gilles et Baptiste sont arrivés à surfer un peu. Nous remontons l’estuaire à l’aide du courant, ballottés par les vagues.

Il reste quelques phoques sur des bancs de sable qui ne sont pas encore immergés. Ces bancs de sable en ont surpris quelques-uns parmi nous, échoués sur le sable et poussés au sol par le courant. La houle diminue plus tard et nous pouvons naviguer très tranquillement en profitant du paysage.

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Retour au point de départ avec le sourire et de belles images plein les yeux. Une très belle sortie du club !

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